Une voix qui en contient mille…
Plus qu’une voix…Plus qu’une extraordinaire et prolifique
musicienne. Une Créatrice. Une Passionnée. Karen
Young, au
fil de ses 30 années de carrière a suivi et suit toujours
sa ligne. Une ligne droite. Celle qui va droit au cœur des humains,
s’y installe et y vibre. Karen chante pour la paix, chante pour que
change, évolue ce monde qui la bouleverse. Toutes les œuvres
de Karen Young sont teintées de cette extraordinaire sensibilité et
infinie compassion envers la nature humaine. On lui a décerné, à juste
titre la reconnaissance de l’artiste pour la Paix 2004.
Son parcours… en bref
Karen Young est considérée depuis longtemps comme l’une
des grandes chanteuses de jazz du Canada. Cependant, l’étendue
de son registre de voix et sa passion pour la musique lui interdisent de
se confiner à un seul genre musical. Ainsi, depuis trente ans, elle
a travaillé avec de nombreux artistes québécois et
canadiens de tous genres.
Elle fut la voix du be-bop au Québec des années 70 avec
le Bug Alley Band. Elle explore par la suite les standards jazz en occupant
systématiquement les scènes du jazz montréalais du
début des années 80. En plus de prêter sa voix pour
l’enregistrement d’oeuvres des grands noms de la musique contemporaine
et actuelle canadienne, elle touche au jazz latin avec les Karen Young
Jazz Latin Band et les Young Latins; à la musique haïtienne,
africaine et bulgare avec différents groupes « world beat » de
Montréal ainsi qu’à celle du moyen-âge et de
la renaissance avec le groupe Libre Vermell et le S.M.A.M. (Studio
de Musique Ancienne de Montréal).
Au Québec, on se souviendra longtemps du fameux duo Young
/ Donato qui se méritait une nomination au Juno ainsi que le prix Félix pour le meilleur album jazz en 1988. Karen devenait la première
chanteuse à avoir droit à cette reconnaissance.
En 1990, elle décide de se consacrer à sa carrière
d’auteure compositrice sans renier ses origines jazz; elle élargit
son univers sonore à tous les styles musicaux qui l’attirent.
En 1992, elle produit et réalise elle-même son premier album
solo dans lequel on retrouve trois pièces de Richard Desjardins.
En juin 1993, elle enchaîne avec du jamais vu au Québec en
présentant au Théâtre de Quat’Sous cinq spectacles
différents (plus de cent chansons au répertoire), exécutés
en 5 soirs, abordant chaque fois un nouveau genre musical ceci toujours à guichet
fermé. En 1994, elle présente une quarantaine de représentations
d’un nouveau spectacle qui donnera naissance à l’album Good News On The Crumbling Walls lancé au Spectrum de Montréal.
L’année 1995 est consacrée à la composition
et au théâtre. Karen Young s’associe à deux productions
de Marianne Ackerman et la troupe Theatre 1774. Elle écrit la musique
et joue un rôle dans la pièce lauréate du Masque
de la meilleure production anglophone.
L’année 1996 a été marquée par de nouvelles
collaborations dont celle avec Michel Faubert dans le spectacle “Le
mariage anglais” présenté à La
Grande Rencontre (festival de musique traditionnelle québécoise). Ce fut aussi
le retour au Festival de jazz de Montréal après six années
d’absence. Le lancement d’un nouvel album avec Michel
Donato “The
Second Time Around”.
L’année 1998 se signale par une tournée
au Québec
du spectacle “Nice Work If You Can Get It” dans plus
de trente villes, puis au Nouveau-Brunswick, à Vancouver et à Montréal
(dont quatre soirs au Cabaret de Montréal en septembre
). Au printemps 1998, Karen Young écrit pour la
première fois la musique
de film. Cette belle aventure est reprise aussitôt à l’automne
de la même année.
L’année 1999 se poursuit avec la tournée
du spectacle “Nice
Work If You Can Get It” ainsi que les spectacles en formule
plus intimiste. Karen Young écrit en collaboration,
la chanson thème
de la Marche des femmes de l’an 2000 qui l’amènera à la
rencontre internationale à New-York en octobre 2000. À l’automne,
elle effectue une tournée des cégeps en présentant
un atelier-jazz. Cette tournée se poursuit à l’hiver
2000.
Au cours de l’année 1999, elle compose et enregistre l’album Le Cantique des Cantiques (avec plus de 20 musiciens et chanteurs). Le
lancement de l’album a lieu le 25 avril 2000 au Théâtre
Corona suivi d’une série de représentations au même
théâtre les 19, 22 et 23 septembre 2000 où Karen
Young est accompagnée de 11 musiciens sur scène.
En 2001, elle poursuit une série de spectacles en formation trio à travers
le Québec. En août de cette même année, elle
est invitée aux Rendez-vous de l’Erdre, festival de jazz à Nantes
en France où elle a présenté deux spectacles en formation
sextet. Au cours de la même année, elle poursuit la tournée
de son spectacle Le Cantique des Cantiques au Québec.
Elle présente un tout nouvel album en formation trio en mars 2002 intitulé Karen Young live in your living room avec ses complices
de toujours Normand Lachapelle et Sylvain Provost. Elle reprend ses grands
coups de cœur, de ses premiers enregistrements jusqu’à aujourd’hui.
Au printemps 2003, elle récidive à nouveau avec l’album
et le spectacle jazz de chansons en français La Couleur du vent dont les textes sont signés Gilles
Vigneault, Michel X. Coté, Hélène Monette, Gil Courtemanche, Marie-Hélène
Montpetit, Karen Young et d’autres. En formation nonette, elle effectue
une tournée au Québec. Le spectacle est présenté dans
le cadre du jazz à l’année du Festival international
de jazz de Montréal.
2004 - 2005. Elle écrit des
musiques de films et poursuit la tournée
de son spectacle en formation trio.
Quelle que soit la formation avec laquelle
elle chante, Karen Young s’impose
comme l’une des meilleures chanteuses de jazz contemporaines.
|