Extrait du CD :


Qu'est-ce qu'on mange maman?

... plus de 35 ans de métier

De 1967 à 1976, elle chante avec son frère jumeau Richard. D’abord en duo puis dans un groupe éclair et avant-gardiste, « La Nouvelle Frontière », le temps de 2 microsillons et de quelques spectacles. Le duo des Séguin est revenu ensuite pendant quatre ans (4 microsillons). Ils ont révolutionné le showbizz québécois avec leurs voix splendides, leurs textes remuants et leur anti-conformisme non-violent mais contestataire et complètement déroutant. Ils ont été, presqu’à leur insu, les chefs de file de toute une génération québécoise. On les a choisis, ils ne se sont jamais imposés. Leur troisième album « Récolte de rêves », paru en 1975, est devenu un classique du disque au Québec.

Décembre 1976: Les Séguin donnent leur dernier récital au Cinéma Outremont et c’est le début de deux carrières solos.

En 1978, Marie-Claire Séguin sort un premier album, sur étiquette CBS. La sortie du disque précède de peu un spectacle sur scène qu’on encense d’un bout à l’autre du Québec. Elle enregistre cette année-là une émission de télévision avec l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction de Neil Chotem.

En 1979, un second album et de nombreux spectacles dont le Théâtre St-Denis à Montréal et une tournée avec Catherine Lara en France.

Entre 1979 et 1986, on pourrait croire qu’il y a une éclipse dans cette carrière solo toute neuve qui avait provoqué tant d’éclats lors de sa naissance. Aux alentours de 1975, on écrivait « Marie-Claire Séguin, avec l’impudeur d’une diva sauvage ». En 1986, cette phrase est de plus en plus près de sa réalité. Exigeante et perfectionniste, Marie-Claire Séguin a travaillé la voix, le piano, la composition musicale, le mouvement et l’écriture. Elle est retournée en gestation pour mettre au monde cette « diva sauvage » qui, une fois en scène, s’y installe pour longtemps, entre l’opéra, le rock, la ballade et le blues, entre l’Europe et l’Amérique: sa propre synthèse réalisée.

Depuis 1980, elle a promené un peu partout un spectacle avec un seul musicien: plus de 400 spectacles en 5 ans. En 1984, elle chante au Festival des femmes de Winnipeg. En 83 et 84, elle participe aux grands spectacles du 8 mars, Journée Internationale des Femmes. Lors des fêtes « Québec 84 », le crée le spectacle « Du gramophone au laser » avec Jean-Pierre Ferland, Louise Portal et Nanette Workman. Ce spectacle est repris avec grand succès au Théâtre Arlequin à Montréal, et en tournée en 85 et est diffusé la même année à Radio-Québec.

En janvier 1985, avec d’autres artistes, elle enregistre un hommage à Félix Leclerc, « Rêves à vendre » pour les télévisions québécoise et française. On y souligne la grande qualité de son interprétation et, à nouveau, on la découvre comme si c’était la première fois. Marie-Claire Séguin est d’ores et déjà une des plus belles voix du Québec; on sait maintenant qu’elle est aussi une des plus grandes chanteuses de la Francophonie.

A l’automne 1986, sortie de son troisième album « Minuit 1/4 », chaudement accueilli par la critique. Il ramène Marie-Claire Séguin sur scène à Montréal, puis en tournée. Invitée en septembre 1987 au premier Festival de la chanson québécoise de St-Malo en France, elle y est acclamée. Suivra en février 1988 le Théâtre de la Ville à Paris.

Puis vient le temps d’arrêt nécessaire à la préparation du prochain album. Marie-Claire Séguin y met le temps et l’énergie qu’il faut pour continuer de trouver ses mots et sa voie. Intransigeante et intense, elle fignolera tous les éléments de la pré-production avant l’entrée en studio à l’automne 89.

Le printemps suivant amène la sortie de « Une femme, une planète », réalisé avec la complicité d’Alain Sauvageau et de Louis Valois. Marie-Claire Séguin livre, avec la complicité de précieux collaborateurs, une oeuvre d’une grande maturité tant musicale que vocale et d’une audace qui étonne.

1993 - 1994. Marie-Claire Séguin parcourt le Québec avec un tout nouveau spectacle. Elle revient sur scène nous chanter ses plus belles compositions et de toutes nouvelles chansons. Le spectacle que propose Marie-Claire est une rencontre entre l’artiste, son public, ses musiques, ses mots et ceux des autres qu’elle choisit parce qu’ils lui tombent dans l’oreille ou dans le cœur. Ces prête-mots ont pour noms Félix Leclerc, Anne Sylvestre, Richard Desjardins, Gilles Vigneault. Dans l’intimité, à travers une douce complicité avec le pianiste Paul Klosptock, elle installe entre le public et elle, un dialogue de regards, de tendresse, d’échange.

Tout au long de l’année 1994, elle poursuit sa démarche artistique. Son talent d’interprète s’affirme de plus en plus, elle personnalise son répertoire de façon marquante par un choix étonnant de chansons de grands auteurs québécois, français, belges. Elle déniche des chansons jusqu’alors peu connues du public et par son goût des mots et des mélodies nous fait découvrir et renouer avec la chanson à texte. À l’automne 1994, elle joint à sa formation l’excellente violoncelliste Marie-Claude Simard. La richesse de la voix de Marie-Claire, les arrangements somptueux de Paul Klopstock et l’harmonie musicale piano-violoncelle donne une nouvelle dimension au spectacle qui prendra alors le titre « Présence ». Par la forme de son spectacle, sa voix riche et forte, sa simplicité et surtout par le charisme de cette femme qui a trouvé les mots et le sens du contact avec le public, elle trace la voie de l’émotion, de l’humour, de la beauté dans un tour de chant mémorable.

1995. Une rentrée attendue en septembre. Marie-Claire Séguin séduit le public et la critique par son spectacle « Présence » présenté au Théâtre La Licorne à Montréal. Un succès. Huit représentations à guichet fermé suivi de deux séries de supplémentaires au Gesù en octobre (guichet fermé) et en février 1996. Ce spectacle fut également suivi de la sortie de son cinquième album, album live de ses spectacles à La Licorne. Une tournée de promotion s’en suit à l’hiver 1996.

1995. Marie-Claire Séguin est nommée Artiste pour la paix 1995, hommage rendu à un artiste qui par son travail ou son action contribue à la tolérance et à la paix dans le monde.

1996-1997. Une longue tournée de son spectacle à travers le Québec, les Maritimes, les États-Unis (Boston, Manchester), la France... près de 170 représentations de « Présence » dans les salles les plus intimistes aux grandes salles en région.

1998-1999. Une période d’écriture de son nouveau spectacle. Marie-Claire Séguin revient sur la scène montréalaise et présente, neuf soirs durant, son spectacle …et Butterfly à la cinquième salle de la Place des Arts en février 1999. Une tournée au Québec et au Canada suit les représentations de Montréal. Subséquemment, l’artiste lance en mai 1999 l’album …et Butterfly. Des nouvelles supplémentaires s’ajoutent du 3 au 6 novembre 1999 au Théâtre Espace Go.

Au cours de 1999-2002, Marie-Claire Séguin parcourt littéralement la province avec son spectacle … et Butterfly. L’année 2000 est également une année importante puisqu’elle fit la première partie du spectacle d’Anne Sylvestre avec … et Butterfly pendant deux semaines à Paris du 6 au 18 novembre 2000.

2003 - 2005. Marie-Claire Séguin nous surprend à nouveau en novembre 2003 avec son nouveau spectacle et album Mille Traversées. Après six représentations à la Cinquième Salle de la Place des arts à Montréal, elle entame en 2004 une tournée à travers le Québec. Ses traversées plurielles nous conduisent à l’émotion brute, belle et vive, celle qui marque les cœurs.

Marie-Claire Séguin, c’est un rendez-vous avec l’intensité, la sincérité et l’authenticité d’une artiste engagée, femme de tête près de son cœur, auteure intègre et chanteuse étonnante.

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